contact@kom1transition.fr | Accompagnement 100% à distance
Retour au blog

Neuroatypiques ? Non hors des cases

Dans le monde du travail, nous sommes souvent invités à rentrer dans des cases.

Il y a les fiches de poste, les process, les grilles de compétences, les entretiens annuels, les codes de communication, les réunions, les objectifs, les attendus comportementaux. Tout cela peut être utile. Une entreprise a besoin d’un cadre pour fonctionner.

Mais parfois, ce cadre devient trop étroit.

Il laisse peu de place aux personnes qui ne pensent pas, ne réagissent pas, ne communiquent pas ou ne travaillent pas exactement comme la majorité. Certaines personnes ont besoin de calme pour être efficaces. D’autres ont besoin de mouvement. Certaines réfléchissent très vite, mais ont du mal à s’organiser. D’autres comprennent en profondeur, mais ont besoin de temps pour formuler leurs idées. Certaines captent beaucoup de détails, d’ambiances ou de signaux faibles, au point d’en être parfois épuisées.

C’est dans cet espace que la question des neuroatypiques en entreprise devient intéressante.

Non pas pour mettre une étiquette de plus sur les personnes. Non pas pour opposer les “neurotypiques” et les “neuroatypiques”. Non pas pour dire qu’il faudrait tout adapter à tout le monde, tout le temps.

Mais pour ouvrir une réflexion plus humaine :

Pourquoi certains environnements professionnels nous épuisent-ils alors que d’autres nous stimulent profondément ? Pourquoi certaines personnes semblent-elles en difficulté dans un cadre, puis brillantes dans un autre ? Et surtout : de quel environnement avons-nous besoin pour nous épanouir et contribuer pleinement ?

La véritable question n’est peut-être pas :

“Suis-je neuroatypique ?” ou “Est-il / est-elle neuroatypique ?”

Mais plutôt :

“Pourquoi certains environnements lui coûtent-ils, ou me coûtent-ils, autant d’énergie alors que d’autres le ou me stimulent énormément ?”

Et aussi :

“De quoi a-t-il, de quoi a-t-elle, ou de quoi ai-je besoin comme environnement pour m’épanouir ?”

Cette question peut apporter de la lumière aux personnes qui se sentent en décalage. Elle peut aussi inviter les managers, les RH et les dirigeants à regarder autrement la compétence, la performance et la place laissée aux singularités.

Neuroatypiques en entreprise : et si l’on changeait de question ?

Le terme “neuroatypique” est de plus en plus utilisé. Il peut faire référence à des fonctionnements cognitifs, attentionnels, émotionnels ou sensoriels différents de la norme majoritaire.

On l’emploie parfois pour parler de personnes concernées par un TDAH, un trouble du spectre de l’autisme, des troubles Dys, un haut potentiel intellectuel ou encore une sensibilité particulière à certains environnements.

Mais ce mot demande de la prudence.

Une personne ne se résume jamais à un fonctionnement. Encore moins à une étiquette. Deux personnes ayant le même diagnostic peuvent avoir des besoins très différents. L’une aura besoin d’un cadre très structuré. L’autre aura besoin de liberté. L’une sera très gênée par le bruit. L’autre sera surtout en difficulté face aux consignes floues. L’une préférera l’écrit. L’autre aura besoin d’échanger oralement.

C’est pourquoi, dans l’entreprise, il peut être plus fécond de ne pas commencer par la case, mais par l’observation.

Qu’est-ce qui aide cette personne à bien travailler ? Qu’est-ce qui la fatigue ? Qu’est-ce qui la stimule ? Dans quel environnement devient-elle plus confiante, plus vivante, plus efficace ? Dans quel contexte semble-t-elle se fermer, se disperser ou s’épuiser ?

Cette approche est intéressante parce qu’elle ne concerne pas uniquement les personnes déjà diagnostiquées ou reconnues comme neuroatypiques.

Elle parle aussi à toutes celles et ceux qui se demandent depuis longtemps :

“Pourquoi est-ce que je me sens autant en décalage ?” “Pourquoi est-ce que je peux être très performant dans certains contextes et complètement bloqué dans d’autres ?” “Pourquoi est-ce que ce qui semble simple pour les autres me demande autant d’efforts ?”

La réflexion sur les neuroatypiques en entreprise peut ainsi devenir une porte d’entrée vers une meilleure connaissance de soi, mais aussi vers des pratiques managériales plus justes.

Quand l’environnement coûte trop d’énergie

Certaines personnes passent une grande partie de leur journée de travail à compenser.

Elles compensent le bruit. Elles compensent les interruptions. Elles compensent les consignes imprécises. Elles compensent les implicites relationnels. Elles compensent la fatigue sociale. Elles compensent le besoin de masquer ce qu’elles ressentent vraiment.

De l’extérieur, cela peut ne pas se voir.

La personne est présente. Elle travaille. Elle répond. Elle sourit. Elle fait des efforts. Pourtant, à l’intérieur, le coût peut être important.

Ce coût n’est pas toujours lié à un manque de compétence. Il peut venir d’un décalage entre la personne et son environnement de travail.

Un open space peut être vivant pour certains, mais saturant pour d’autres. Une réunion improvisée peut être stimulante pour certains, mais très déstabilisante pour d’autres. Une consigne très libre peut donner de l’élan à certains, mais créer une grande insécurité chez d’autres. Une journée remplie d’échanges peut nourrir une personne et en épuiser une autre.

Cela ne veut pas dire qu’il y aurait les personnes “adaptées” d’un côté et les personnes “inadaptées” de l’autre.

Cela veut dire qu’un même environnement ne produit pas les mêmes effets sur tout le monde.

C’est une nuance essentielle.

Une personne peut sembler lente, dispersée, distante ou trop sensible dans un cadre donné. Puis, dans un autre environnement, elle peut se révéler précise, créative, fiable, intuitive ou extrêmement engagée.

Parfois, le problème n’est donc pas la personne elle-même. C’est la rencontre entre son fonctionnement, les attentes du poste, le style de management, le collectif et les conditions concrètes de travail.

Cette réflexion invite à sortir des jugements rapides.

Au lieu de dire :

“Elle n’est pas adaptable.”

On peut se demander :

“Le cadre est-il suffisamment clair pour qu’elle puisse s’adapter sans s’épuiser ?”

Au lieu de dire :

“Il est compliqué.”

On peut se demander :

“Qu’est-ce qui, dans l’environnement actuel, lui coûte autant d’énergie ?”

Ce que cette réflexion peut éclairer chez soi

Pour une personne qui se pose des questions sur elle-même, le sujet des neuroatypiques en entreprise peut être à la fois sensible et éclairant.

Sensible, parce qu’il touche souvent à des années d’efforts, d’incompréhensions ou de comparaisons avec les autres.

Éclairant, parce qu’il permet parfois de relire son parcours autrement.

Peut-être que ce qui a longtemps été vécu comme un défaut était aussi un besoin non identifié. Peut-être que cette fatigue permanente n’était pas seulement un manque d’organisation. Peut-être que cette difficulté à supporter certains environnements disait quelque chose d’important. Peut-être que cette intensité, cette sensibilité, cette pensée rapide ou cette difficulté à faire “comme tout le monde” mérite d’être écoutée autrement.

Il ne s’agit pas de s’autodiagnostiquer à partir d’un article. Ce n’est pas le rôle d’un contenu de blog. Et lorsque la question devient importante dans une vie personnelle ou professionnelle, il peut être utile d’en parler avec des professionnels compétents.

Mais il est possible de commencer par une démarche simple : observer.

Qu’est-ce qui me vide ? Qu’est-ce qui me nourrit ? Quand est-ce que je me sens compétent ? Quand est-ce que je perds confiance ? De quoi ai-je besoin pour réfléchir correctement ? De quel cadre ai-je besoin pour apprendre, produire, coopérer, décider ?

Ces questions peuvent aider à mieux se connaître.

Elles peuvent aussi aider à formuler des demandes plus concrètes. Non pas : “Je ne vais pas bien dans ce poste”, mais : “J’ai besoin de priorités plus claires.” Non pas : “Je suis nul en réunion”, mais : “J’ai besoin de recevoir les sujets avant pour préparer mes idées.” Non pas : “Je suis trop sensible”, mais : “Certains environnements sensoriels me fatiguent rapidement.”

Mettre des mots sur ses besoins n’est pas un aveu de faiblesse.

C’est souvent une étape importante pour travailler sans se perdre.

Ce que les managers et RH peuvent observer autrement

Pour les managers et les RH, la question des neuroatypiques en entreprise peut être une invitation à déplacer le regard.

Il ne s’agit pas de devenir médecin, psychologue ou spécialiste du diagnostic. Ce n’est pas le rôle de l’entreprise.

En revanche, le manager et les RH peuvent apprendre à observer les situations de travail avec plus de finesse.

Quand une personne semble en difficulté, la première réaction est parfois de chercher un problème individuel : manque d’organisation, manque d’adaptabilité, manque de communication, manque d’engagement.

Ces hypothèses peuvent parfois être justes. Mais elles ne sont pas les seules.

Il peut aussi être utile de regarder le cadre :

Les attentes sont-elles claires ? Les priorités sont-elles stables ? Les réunions sont-elles nécessaires et préparées ? Les consignes sont-elles accessibles ? L’environnement permet-il la concentration ? La personne sait-elle à qui s’adresser ? Le feedback est-il suffisamment précis ? Le collectif laisse-t-il de la place à plusieurs styles de communication ?

Ces questions ne retirent rien à l’exigence professionnelle.

Au contraire, elles permettent d’être plus juste.

Un management inclusif ne consiste pas à tout accepter. Il consiste à mieux comprendre ce qui bloque, ce qui aide, ce qui peut être ajusté, et ce qui relève réellement de la compétence attendue.

Il permet aussi de ne pas confondre conformité et performance.

Une personne discrète peut être très compétente. Une personne qui a besoin de temps peut produire une analyse de grande qualité. Une personne sensible aux détails peut sécuriser un projet. Une personne qui pense différemment peut ouvrir une piste que personne n’avait envisagée.

Cette réflexion rejoint le guide public “La neurodiversité en entreprise : repenser, recruter, déployer, développer”, publié par la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement. Ce guide propose des pistes concrètes pour aider les entreprises à repenser leurs pratiques de recrutement, de management, d’intégration et de développement des talents neuroatypiques : consulter le guide La neurodiversité en entreprise.

L’enjeu n’est donc pas d’adapter l’entreprise à l’infini. Il est de créer des environnements suffisamment clairs, souples et respectueux pour permettre à plusieurs manières de contribuer d’exister.

7 pistes de réflexion pour accueillir les neuroatypiques en entreprise

1. Partir des besoins plutôt que des étiquettes

La première piste consiste à ne pas commencer par la case.

La question n’est pas seulement :

“Cette personne est-elle neuroatypique ?”

La question peut devenir :

“De quoi cette personne a-t-elle besoin pour bien travailler ?”

Ce changement de regard est précieux. Il permet d’éviter les généralités. Il invite à écouter la personne, à observer les situations concrètes et à construire des réponses adaptées.

Certaines personnes auront besoin de calme. D’autres de clarté. D’autres de mouvement. D’autres de sens. D’autres encore de temps de préparation, de feedbacks réguliers ou d’un cadre plus stable.

L’étiquette peut parfois aider à comprendre. Mais elle ne doit jamais remplacer le dialogue.

2. Clarifier ce qui est attendu

Beaucoup de difficultés naissent des implicites.

Dans certaines équipes, on suppose que tout le monde comprend les priorités, les urgences, les codes de communication ou les critères de réussite de la même manière. Ce n’est pas toujours le cas.

Clarifier les attentes peut être un levier très simple.

Cela peut passer par des objectifs écrits, des délais précis, des priorités hiérarchisées, des comptes rendus courts, des consignes reformulées ou des points réguliers pour vérifier que chacun a compris la même chose.

Cette clarté est particulièrement utile pour certains profils neuroatypiques. Mais elle bénéficie aussi à tout le collectif.

Un cadre clair ne rigidifie pas forcément le travail. Il peut au contraire sécuriser et libérer de l’énergie.

3. Observer ce qui fatigue et ce qui stimule

Accueillir les neuroatypiques en entreprise suppose aussi de s’intéresser à l’énergie.

Qu’est-ce qui fatigue la personne ? Le bruit ? Les interruptions ? Les changements permanents ? Les réunions longues ? Les consignes floues ? La pression sociale ? Le manque de sens ?

Et à l’inverse, qu’est-ce qui la stimule ? L’autonomie ? Les sujets complexes ? La créativité ? Le calme ? La variété ? La résolution de problèmes ? Le travail en profondeur ? La reconnaissance ?

Ces observations permettent parfois de comprendre pourquoi une personne peut être très performante dans certaines missions et en difficulté dans d’autres.

Elles permettent aussi d’éviter les conclusions trop rapides.

Une baisse de performance n’est pas toujours un manque de motivation. Elle peut être le signe d’une surcharge, d’un environnement peu adapté ou d’un besoin de régulation.

4. Proposer des ajustements simples

L’inclusion ne passe pas toujours par de grandes transformations.

Parfois, de petits ajustements peuvent changer beaucoup de choses.

Autoriser un casque anti-bruit. Prévoir un temps calme pour travailler. Envoyer l’ordre du jour avant une réunion. Donner les consignes importantes par écrit. Limiter les interruptions. Éviter les changements de priorité non expliqués. Permettre un temps de préparation avant une prise de parole. Clarifier ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas.

Ces ajustements ne sont pas des privilèges. Ce sont parfois des conditions qui permettent à la personne de faire correctement son travail.

Ils peuvent aussi éviter une situation d’épuisement, de retrait ou de perte de confiance.

5. Repenser les façons d’évaluer les compétences

Le monde professionnel valorise souvent ce qui se voit vite : l’aisance orale, la réactivité, la capacité à se vendre, la présence en réunion, la facilité relationnelle.

Ces qualités peuvent être utiles, mais elles ne disent pas tout de la compétence.

Certaines personnes apportent de la valeur autrement : par leur précision, leur pensée structurée, leur créativité, leur sens du détail, leur expertise, leur capacité à détecter les incohérences ou leur profondeur d’analyse.

Pour les RH et les managers, une piste de réflexion consiste à interroger les modes d’évaluation.

Que valorisons-nous vraiment ? La contribution réelle ou la conformité aux codes habituels ? La compétence ou la capacité à se mettre en scène ? Le résultat ou seulement la manière visible de l’obtenir ?

Cette réflexion peut être utile dans le recrutement, les entretiens professionnels, l’évolution de carrière ou la répartition des missions.

6. Créer un climat où les besoins peuvent être exprimés

Beaucoup de personnes n’osent pas dire ce dont elles ont besoin.

Elles craignent d’être jugées, étiquetées, mises à l’écart ou considérées comme moins compétentes. Alors elles compensent. Elles s’adaptent. Elles tiennent. Jusqu’au moment où elles n’y arrivent plus.

Créer un climat de confiance ne veut pas dire demander aux personnes de se dévoiler.

Chacun doit rester libre de parler ou non de son fonctionnement, de son diagnostic ou de ses difficultés.

Mais l’entreprise peut permettre un dialogue sur les conditions de travail : la charge, le bruit, les priorités, les consignes, les modes de communication, les temps de concentration, l’organisation des réunions.

Le manager, les RH, le référent handicap, la médecine du travail ou les représentants du personnel peuvent être des appuis, chacun dans son rôle.

L’important est que la personne ne se sente pas seule face à son effort d’adaptation.

7. Accepter plusieurs façons de réussir

Enfin, accueillir les neuroatypiques en entreprise invite à élargir notre vision de la réussite.

Tout le monde ne réussit pas de la même manière. Tout le monde ne s’épanouit pas dans le même type de poste. Tout le monde ne souhaite pas manager. Tout le monde ne donne pas le meilleur de soi dans l’urgence, l’exposition ou la compétition.

Certaines personnes s’accomplissent dans l’expertise. D’autres dans la création. D’autres dans la transmission. D’autres encore dans l’analyse, la qualité, l’amélioration continue, la relation d’aide ou la résolution de problèmes.

Une entreprise inclusive n’est pas une entreprise sans cadre ni exigence.

C’est une entreprise qui sait distinguer l’essentiel de l’accessoire. Elle ne confond pas la compétence avec la conformité. Elle ne demande pas à chacun d’être identique pour être reconnu.

Conclusion

Parler des neuroatypiques en entreprise, ce n’est pas seulement parler de diagnostic, de handicap ou d’aménagement.

C’est poser une question plus large : quelle place laissons-nous aux fonctionnements différents dans un monde professionnel souvent très formaté ?

Pour les personnes qui se questionnent, cette réflexion peut apporter de la lumière. Elle peut aider à sortir d’une lecture uniquement négative de soi. Elle peut permettre de comprendre que certains environnements coûtent beaucoup d’énergie, tandis que d’autres réveillent la motivation, la créativité et la confiance.

Pour les managers et les RH, cette réflexion invite à regarder autrement les situations de travail. Avant de conclure qu’une personne manque d’adaptabilité, il peut être utile d’observer le cadre, les consignes, les rythmes, les espaces, les modes de communication et les critères d’évaluation.

La vraie question n’est peut-être pas :

“Suis-je neuroatypique ?” ou “Est-il / est-elle neuroatypique ?”

Mais plutôt :

“Pourquoi certains environnements lui coûtent-ils, ou me coûtent-ils, autant d’énergie alors que d’autres le ou me stimulent énormément ?”

Et surtout :

“De quoi a-t-il, de quoi a-t-elle, ou de quoi ai-je besoin comme environnement pour m’épanouir ?”

Cette question est précieuse, parce qu’elle ouvre un espace de dialogue.

Elle ne cherche pas à enfermer. Elle cherche à comprendre. Elle ne retire pas l’exigence. Elle invite à créer les bonnes conditions pour que chacun puisse contribuer.

Et peut-être qu’en faisant davantage de place aux neuroatypiques en entreprise, nous apprenons aussi à construire un monde du travail plus lucide, plus humain et plus vivant pour tous.

Pour aller plus loin

  • Guide public : La neurodiversité en entreprise : repenser, recruter, déployer, développer

Consulter le guide sur handicap.gouv.fr

  • Handicap.gouv.fr : Troubles du neurodéveloppement : autisme, Dys, TDAH, TDI

Lire la ressource

  • Agefiph : Référent handicap en entreprise : les missions clés

Lire la ressource

  • Code du travail numérique : Déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés

Lire la ressource

Partager cet article :

Commentaires

Les commentaires sont relus avant publication pour limiter le spam et garder des échanges utiles.

0 publié
Aucun commentaire publié pour le moment.

Vous pouvez être la première personne à réagir à cet article.

Une question sur votre projet professionnel ?

Échangeons lors d'un appel découverte gratuit et sans engagement.