Le multitâche est-il vraiment possible ?
Votre agenda déborde… mais est-ce vraiment un problème d’organisation ?
Votre agenda de la semaine est rempli de réunions. Entre deux rendez-vous, vous devez répondre à vos mails, avancer sur un dossier urgent, traiter les imprévus et produire les livrables attendus.
Puis tombe cette remarque :
« Il faudrait mieux t’organiser ou si vous êtes manager l’équipe a besoin de plus d’organisation»
Bien sûr, nous pouvons tous progresser dans notre organisation. Et des routines sont nécessaires. Mais quand ça déborde, qu’il nous est demandé d’être partout et que nous sommes nul part une question mérite d’être posée : et si le problème ne venait pas uniquement de l’organisation ?
Les neurosciences montrent aujourd’hui que notre cerveau possède des limites qu’aucune méthode de gestion du temps ne peut totalement supprimer.
Le cerveau ne fait pas réellement plusieurs tâches à la fois
Contrairement à une idée largement répandue, le cerveau n’effectue pas plusieurs tâches cognitives complexes simultanément.
Lorsqu’on pense être en multitâche, le cerveau alterne en réalité très rapidement d’une tâche à une autre. On parle de switch attentionnel.
À chaque changement de tâche, il doit :
- retrouver le contexte ;
- mobiliser les bonnes informations ;
- réactiver les objectifs en cours.
Cette gymnastique mentale consomme de l’énergie… sans créer davantage de productivité.
Le coût caché du multitâche
Chaque interruption entraîne un coût invisible :
- une baisse de concentration ;
- davantage d’erreurs ;
- une fatigue mentale plus importante ;
- une sensation de ne jamais avancer.
À la fin de la journée, beaucoup de professionnels ont pourtant travaillé sans relâche… mais ont l’impression de n’avoir rien terminé.
L’organisation a ses limites
Oui, une bonne organisation aide :
- prioriser ;
- planifier ;
- anticiper.
Mais aucune méthode ne permet de dépasser les limites naturelles de notre attention.
Lorsque les journées sont composées de réunions successives, d’interruptions permanentes et de sollicitations numériques, il devient difficile de produire un travail nécessitant réflexion, créativité ou analyse.
Ce n’est donc pas uniquement une question de volonté.
C’est aussi une question de fonctionnement du cerveau.
Comment travailler avec son cerveau plutôt que contre lui ?
Quelques pistes simples :
- regrouper les tâches similaires ;
- prévoir de véritables plages de concentration ;
- limiter les notifications ;
- éviter d’alterner sans cesse entre mails, téléphone et dossiers complexes ;
- accepter qu’on ne puisse pas être performant partout, tout le temps.
Pour moi
Le multitâche est largement un mythe lorsqu’il s’agit d’activités intellectuelles.
Avant de conclure qu’une personne manque d’organisation, il est utile de regarder son environnement de travail : nombre de réunions, interruptions, changements de priorités…
Parfois, la meilleure stratégie n’est pas de faire plus.
C’est de permettre au cerveau de faire une chose à la fois, mais de la faire pleinement.
Et vous ? Votre agenda vous permet-il réellement de vous concentrer… ou vous oblige-t-il à changer de tâche en permanence ?
Cet article est le partage d’ une opinion personnelle liée à mes observations, mes lectures et mon vécu . 😉
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